Les fontaines lumineuses. Exposition universelle à Paris. 1889

Le spectacle féerique de la fontaine monumentale sur le champ de Mars

La fontaine monumentale a été dessinée par Jean Camille Formigé, les sculptures étaient de Jules Coutan et les effets d’eau et de lumière étaient la prouesse de Georges Bechmann

Les fontaines lumineuses. Exposition universelle à Paris. 1889

Au pied de la Tour Eiffel où des millions de visiteurs sont venus admirer la plus haute tour du monde, chaque soir des
milliers de personnes prenaient place dans des endroits stratégiques pour admirer la féerie des jeux de lumières tantôt rouges, bleus, verts, or, blanc.
Certaines scènes d’embrassement de ces m3 d’eau colorées s’apparentaient à un grand incendie. 
Certaines personnes venaient plusieurs soirs se plaçant soit au 1er étage de la tour Eiffel, dans les escaliers ou munis d’une chaise à des endroits différents pour admirer ce ballet d’eau et de lumière.

Source le livre « Les coulisses de l’exposition 1889 »
« Dans le bassin, des personnages jouent dans des poses agitées, avec des tritons, qui projettent des torrents d’eau. Tout cet ensemble est d’un grand effet décoratif. Machinée par des procédés nouveaux et jusqu’ici inconnus en France, cette fontaine, éclairée chaque soir à la lumièrc électrique, lance à de grandes hauteurs des jets d’eau colorés qui s’irradient en poussière alternativement rouge, violette, bleue, verte ou jaune. Le coup d’œil est vraiment miraculeux. »

Un public très interrogatif

Extrait du livre « L’Exposition Universelle de 1889 » de Louis Rousselet
« Dès le premier soir, le public a été conquis par ce spectacle qui, non seulement était entièrement nouveau, à Paris tout au moins, mais qui de plus frappait tous les esprits, parce qu’on n’en pouvait saisir le mécanisme; toutes les imaginations se sont .évertuées à chercher les explications les plus compliquées. »

LA DECOUVERTE DU PROCEDE
Extrait du journal « Le monde illustré » du 12 octobre 1889
« En 1854, M. Colladon, ingénieur suisse,  indiquait dans une note qu’il adressait à l’Acaiémie des sciences de Paris, qu’en plaçant dans une chambre noire un vase muni d’un robinet et d’une lentille convergente convenablement disposée, on pouvait diriger dans le jet des rayons lumineux et que ceux-ci, une fois entrés, n’en sortaient plus, et que, du reste, le jet était d’autant plus lumineux que le liquide employé était plus limpide ».

Ce procédé fut repris pour la première fois à Londres en 1884.

Le mécanisme sous la fontaine

Extrait du journal « Le monde illustré » du 12 octobre 1889 
« Les hommes de manœuvre, au commandement de leur chef d’équipe, disposent les leviers suivant les indications d’un tableau placé devant leurs yeux où viennent s’inscrire électriquement les ordres de l’opérateur, qui diriga d’un kiosque placé à distance la manœuvre générale. Pour la partie Galloway, les leviers de manœuvre des verres sont dans le sous-sol du bassin octogonal. Mais ceux qui commandent les robinets d’eau sont plaçés dans le kiosque à la portée de l’opérateur qui a devant lui ces leviers et une rangée de boutons électriques au moyen desquels il transmet simultanément les ordres aux deux groupes de leviers de manœuvre des verres de couleurs ».

Travaux et préparatifs de la fontaine monumentale en images

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