Naissance de l'Opinel au 19e siècle
Issu d’une très vieille famille savoyarde, le jeune Joseph Opinel (1872-1960) passait son temps a fabriquer des couteaux de poche pour ses amis. Ses couteaux eurent tellement de succès qu’il décida de se lancer dans la fabrication.
En 1897, est mis au point 12 tailles d’Opinel numérotés. A part le N° 1 et 11, toutes les séries sont encore fabriquées aujourd’hui.
1915 Implantation de l’usine dans la banliee de Chambéry
1926/1927 Nouvelle usine suite à l’incendie de la précédente.
1955 Invention de la fameuse bague de sécurité
1973 Construction d’un nouveau site automatisé à Chambéry
Quelques dates
1890 Près de Saint Jean de Maurienne, Joseph Opinel (1872-1960) fabrique les premiers modèles d’opinel
1897 Mise au point des 12 tailles d’Opinel numérotés.
1901 Première usine au Pont de Géroudaz
1909 L’emblême de la marque, la main couronnée est née
1904 Fabrication en série
1985 Consécration au Victoria And Albert Museum, parmi les 100 objets les miens dessinés au monde
2000 Nouveau systeme Virobloc pour la sécurité de la lame
2006 Consacré parmi les 999 designs les plus aboutis de tous les temps.
Opinel. Le couteau de poche le plus connu
Le bois pour la manche est principalement du hêtre.
Une fois le manche façonné, un robot effectue la fente ou se logera la lame repliée.
Des moules façonnent la forment de la lame d’acier carbone ou inox. Les phases d’aiguisage permet d’obtenir des lames extrêmement robuste et de qualité irréprochable
Ce n’est qu’en 1955 que la bague de sécurité est apparu, faisant la notoriété des couteaux Opinel, évitant à la lame de se refermer pendant l’utilisation.
Aujourd’hui Opinel fait parti de ces grands noms de l’industrie française qui vend ses fameux couteux dans le monde entier.
En 1939 l’usine vendait 20 millions de couteaux
Aujourd’hui, c’est 4 à 5 millions de couteaux par an
La robotisation a remplacé progressivement la main de l’homme, mais la conception du couteau n’a pas changé

Opinel
Site officiel

Le musée opinel
S25, rue Jean Jaurès 73300 St-Jean-de-Maurienne Tél : 04.79.64.04.78
la belle histoire de la famille Opinel
Source: Le livre « Mémoires de l’académie de Savoie. » 1998. Récit de Maurice Opinel, petit fils de Joseph Opinel.
Joseph (1872-1960) eut l’idée de fabriquer, pour le vendre, un modèle de couteau tout simple qui a eu le succès que l’on connaît,
Il était fils de Daniel Opinel, forgeron spécialiste des outils ayant un tranchant comme les serpes, les serpettes et même les socs de charrue
Petit fils de Victor Amédée Opinel, lui même forgeron, il forgeait des clous et outils simples.
Joseph avait appris son métier avec son père qui tenta de le dissuader sous le prétexte «Au lieu de t’amuser à bricoler tes couteaux fermants, tu ferais beaucoup mieux de faire comme moi de bons et solides outils pour nos paysans».
En 1895, Joseph opinel décide d’aller à Thiers et se fait embaucher par un fabricant de cette ville.
En 1900, Joseph Opinel quitta l’atelier de son père pour s’installer dans sa propre usine qu’il avait construite de ses mains à l’entrée du village. Un des premiers clients a été M. Balmain, le célèbre couturier.
Il avait établi un réseau de clients grossistes, quincailliers dans la région puis dans le Val d’Aoste en Italie et les cantons suisses du Valais et de Vaud.
En 1920, il s’installe dans la banlieu de Chambéry.
Le succès du petit couteau de poche n’a cessé d’augmenté.
Les deux fils , Marcel dédié à la partie technique et Léon à la partie commerciale consolident le développement de l’entreprise avant et après le décès de leur père en 1960.
En 1950, Maurice Opinel (1927-2016) rejoint l’entreprise pour seconder son père et son oncle. A cette époque l’entreprise comptait une cinquantaine de salariés.
En 1973, Denis le fils ainé de Maurice Opinel entre dans l’entreprise et prend le poste de directeur général en 1998.
Depuis 2003, l’entreprise est installé à la Revériaz à Chambéry sur une surface de 5 000m2.
Deux anecdotes toujours tiré des confidences de Maurice Opinel dans le livre "Mémoires de l'académie de Savoie."
Jusqu’au XIVe siècle, les convives étaient tenus d’apporter leur couteau à table. La fourchette n’était pas d’usage courant, on se servait de la pointe du couteau pour piquer la viande. C’est le cardinal de Richelieu qui eut l’idée de faire arrondir les pointes des couteaux de table.
«Suivant ce que rapporte Tallement des Réaux, le cardinal était obligé de subir à sa table le chancelier Séguier qui mangeait d’une façon malpropre et se curait les dents avec son couteau. Le cardinal, froissé de cette manière d’agir, commanda à son maître d’hôtel de faire arrondir les pointes de ses couteaux pour empêcher le chancelier de se livrer à table à son récurage».
Joseph Opinel se porte acquéreur de la tannerie le 21 décembre 1915, pour 12 000 francs payables en trois fois chez Maître Ponet.
On raconte encore dans ma famille l’incident étonnant qui faillit faire «capoter» toute l’affaire ce jour-là.
Mon grand-père avait soigneusement serré dans son portefeuille l’acompte de 4 000 francs en billets qu’il devait remettre au notaire (à l’époque, il n’y avait ni chèques, ni virements, ni cartes bleues). Comme il disposait d’une heure avant son rendez-vous, il eut l’idée de revoir l’état d’une partie du canal qui, bien sûr, était en eau. C’est en arrivant chez le notaire qu’il s’aperçut qu’il n’avait plus son portefeuille. Il pensa alors qu’il avait probablement glissé de sa poche dans le canal lorsqu’il s’était penché pour soulever une trappe de visite. Imaginez son état lorsqu’il refit son parcours. C’était exactement ce qu’il avait redouté, mais le portefeuille était tombé à cheval sur une tringle de fer qui se trouvait à cinquante centimètres en dessus de l’eau, dans l’axe de la trappe, et c’est là qu’il le récupéra…
Il faut croire qu’il était écrit ce jour-là qu’Opinel devait s’installer à Cognin !


