Exposition universelle de Paris. 1889

Les expositions universelles du XIXème siècle

L’exposition universelle de Paris avait pour thème le centenaire de la révolution.
Alors que la première exposition universelle de Londres en 1851 eut un succès retentissant avec 6 millions de visiteurs. En 1878, Philadelphie accueillit 10 millions de visiteurs, Paris en 1878, 16 millions de visiteurs,
L’exposition universelle de Paris en 1889 et sa tour de 300 mètres accueillit 32 millions de visiteurs.

Les premières expositions universelles à Paris

Un peu d'histoire sur la tour Eiffel

Il faut dire que la France avec sa 4ème exposition universelle a montré pour 1889 sa maitrise quant à
l’organisation de ces immenses travaux. Aucune erreur, aucun oubli et surtout aucun retard.
N’oublions pas qu’une manifestation de cette importance nécessite les infrastructures d’une grande ville avec tous les services que les visiteurs sont à même d’attendre.
Malgré le boycotte de nombreuses monarchies en raison du thème « le centenaire de la révolution » , le succès n’en ai pas moins retentissant. L’Allemagne, l’Autriche-Hongrie, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni, la Russie et la Suède ne sont pas venus. Mais de nombreux exposants de ces
pays absents se sont déplacés à titre privé sauf l’Allemagne et l’Autriche-Hongrois qui se sont opposés aux initiatives privées.

Aujourd’hui la tour Eiffel fait partie intégrante du paysage parisienne mais sa construction n’a pas été sans peine. Bien que le fer était de plus en plus utilisé depuis le début du 19ème siècle, son rôle était bien accepté comme armature à condition d’être habillée.
Depuis la première exposition de Londres en 1851, la nation organisatrice voulait montrer sa supériorité en construisant des édifices unique au monde . Depuis longtemps un projet de tour de mille pieds avait était élaboré sur les tables à dessin des cabinets d’architectes.
Pour l’exposition de Philadelphie de 1878, une tour de mille pieds avait été proposée mais le projet trop couteux n’a pas été retenu.
Dès 1885, Gustave Eiffel dévoile son projet atténuant 300 m de hauteur. C’est Jules Bourdais son plus grand rival qui peu après propose sa tour de granit de 370 m surplombée d’un phare pour éclairer tout Paris.
Jules Bourdais était un architecte fort connu après avoir été le concepteur avec Gabriel Davioud du 

palais du Trocadéro et disposait de nombreux appui politique. La guerre de la pierre contre le fer, de l’architecte contre l’ingénieur semblait être dans le camp de Jules Bourdais .
Le carnet de commande de Gustave Eiffel était bien rempli, il exportait dans le monde entier mais ne disposait pas de beaucoup de connaissances dans le monde politique.
Le vent changea de direction après avoir rencontré Edouard Lockroy, le nouveau ministre du Commerce et de l’Industrie, défenseur de la tour. Le 1er mai 1886, Edouard Lockroy lance un concours pour une tour en fer de 300 m de hauteur ce qui disqualifie Jules Bourdais et sa tour de granit.
De nombreux projets copiés sur la tour de Gustave Eiffel sont proposés mais nous connaissons tous le résultat.
Alors que les travaux était commencés, le 14 février 1887, parait dans le journal « Le temps », une pétition
signaient par de nombreux artistes initiée par Charles Garnier, créateur du célèbre Opéra, contre la construction de la tour Eiffel, monstrueuse et inutile.
C’était sans savoir que Gustave Eiffel ami du rédacteur en chef du journal, fut informé et riposta avec un droit de réponse immédiate écrite sous l’article. Ce qui disqualifia et ridiculisa la protestation des signataires.

37 000 tonnes de fer pour l'exposition universelle de Paris en 1889

Les premières expositions universelles ont utilisé massivement le fer et montrer ses propriétés en édifiant des bâtiments gigantesques jamais construits auparavant.
Dans la revue « Le magasin pittoresque  » de 1889 quelques chiffres m’ont interpellé.
La tour Eiffel: 6300 tonnes de fer
la galerie des machines: 12 450 tonnes de fer
La Galerie des Industries diverses: 931 tonnes de fer
Les galeries des Beaux-Arts et des Arts Libéraux:  8700 tonnes de fer
Soit 37 000 tonnes de fer

Dates : 5 mai au 31 octobre 1889
Thème : La révolution française dans le cadre du centenaire.
Lieu : Champ de Mars, palais du Trocadéro, esplanade des Invalides, rives de la Seine
Population de Paris :2 447 000 habitants
Superficie : 96 ha
Visiteurs : 28 121 975 25 398 609 payants 32 250 000
Pays participants : 35
Exposants : 61 772 dont 33 937 français
Elément marquant : la tour Eiffel, le palais des machines
Architecte de l’exposition : Joseph-Antoine Bouvard
Dépenses : 41.5 millions de francs
Recettes : 49.5 millions de francs
Récompenses : 33 889

Les emplacements de l'exposition universelle de Paris en 1889

Sur le champ de Mars de nouveaux palais ont vu le jour près de la tour Eiffel et de la galerie des machines avec une continuité vers le palais du  Trocadéro  et son jardin. L’exposition se prolongeait le long du quai d’Orsay  pour terminer sur l’esplanade des  Invalides 

Le champ de Mars

La tour Eiffel avait a ses pieds de nombreux palais français et étrangers.
Côté école militaire se trouvait l’immense galerie des machines avec devant elle les industries diverses françaises et étrangères.
Et entre deux se faisant face, le palais des Beaux-Arts et des Arts Libéraux.
Sur la largeur du champ de Mars face au pont de l’Iéna se trouvait de nombreuses constructions sur le thème de l’habitation humaine.

Le Trocadéro

Dans le palais du Trocadéro on y trouvait une rétrospective de l’art français ainsi que plusieurs musées. 
Le jardin accueillait l’horticulture.

Le quai d'Orsay

La rive gauche de la Seine accueillait les palais de l’agriculture et de l’alimentation

L'esplanade des Invalides

L’esplanade  était occupait par les colonies françaises, palais, villages et bâtiments divers. On y trouvait également le palais de la guerre.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *