Chemin de fer glissant Exposition Paris 1889

Un chemin de fer révolutionnaire glissant sur l'eau sur des patins

Passé inaperçu, à l’esplanade des Invalides lors de l’exposition universelle de Paris en 1889 un curieux train glissant sur l’eau sur des patins sans roues ni locomative avait été expérimenté avec succès sur une distance de 150 mètres.
Cette énergie hydraulique était l’invention de l’ingénieur Louis Dominique Girard (1845-1871) qui réalisa de nombreuses machines hydrauliques dès 1864.

L.D Girard, inventeur de génie mort dans des circonstances troublantes.

Louis Dominique Girard  avait accès ses recherches en utilisant l’eau comme force motrice.  Ses turbines à eau lui apportent une certaine notoriété, il équipe le chocolatier Menier à Noisiel, des entreprises à Agen, Saint Maur, Oran en Algérie, à Villers les Rigault sur le canal de l’Ourcq…
C’est en 1860 qu’il expérimente ce système de locomotion dans sa propriété près de Bougival. Expérience concluante puisqu’il obtint une concession de chemin de fer glissant entre Paris et Argenteuil qui malheureusement ne verra jamais le jour. 

Arrive la bataille de Paris avec la guerre franco-allemande de 1870-1871,
 il aurait été abattu par l’armée prusienne à la fin du siège de Paris dans des circonstances douteuses.
Ses plans et brevets furent achetés par un constructeur de machines agricoles de Paris qui ne conserva que tout ce qui concernait son exploitation.
C’est à la fin des années 1870 que M. Barré, Ami intime de L.D Girard retrouva les plans du chemin de fer glissant et décida de continuer son oeuvre en y apportant quelques améliorations.

Le fonctionnement

Article du « Le petit journal » du 22 juillet 1889
« Il s’agit donc d’un chemin de fer glissant  sur des patins sans roues, sans locomotive, sur des rails plats. Une mince couche d’eau, interposée entre les rails et les patins, détruit toute espèce de résistance au glissement sans que les voyageurs resentent la moindre secousse.
La propulsion est obtenue à l’aide de colonnes d’eau sous forte pression s’échappant d’ajutages fixes placés sur la voie, de distance en distance, et 

qui actionnent une turbine rectiligne fixée en dessous du train sur toute sa longueur.
Pas de bruit ni de trépidation, pas de fumée, facilité d’arrêt presque instantané, possibilité de descendre et de gravir des rampes de 450mn par mètre, économie considérable et suppression de tout accident; tels seraient, en résumé, les avantages de ce mode  de locomotion prodigieux »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *