Les bâteaux-lavoirs sur la Seine à Paris
Depuis le moyen-âge, à Paris et en province les lavandières pouvaient laver leur linge sur les bâteaux-lavoirs mais pas que.
Le bâteau-lavoir du Pont Neuf
Un business dans les bâteaux-lavoirs
A l’entrée du bateau-lavoir, on trouve un bureau où le gérant accueillait les lavandières. Il s’agissait un employé à la solde d’un patron, il vivait sur place dans un petit appartement. Suivant l’importance des lieux il était secondé par un mécanicien, d’un charpentier et deux ou trois garçons de lavoir. Les lavandières moyennant paiement obtiennaient de l’eau chaude, savon et tout le matériel pour le lessivage du linge.
Le bâteau était équipé de lessiveuses et d’essoreuses.
Dès le matin, toute une activité commerciale se mettait en place, la marchande de café au lait, ensuite c’est le tour de la marchande de gâteau, ensuite le marchande de journaux, livres, romans… On pouvait acheter aussi de quoi faire la couture, fil, aiguilles, dés, ciseaux. Un peu plus tard dans la matinée venaient les marchands de légumes, fruits, poisson, poulet gibier pour les lavandières qui désiraient faire leur marché.
Pour celles qui désiraient manger sur place , une cantine proposait charcuterie, pain vin, liqueurs… Durant ce moment festif, des animations avaient lieu, chanteurs, musiciens et certaines lavandières entamaient quelques pas de danse sur une valse ou une polka.
La disparition des bateaux-lavoirs
La disparition des bateaux-lavoirs était programmée depuis plusieurs années en raison de l’encombrement progressif du fleuve et de la pollution. Les patrons des bâteaux-lavoirs réussissaient à repousser l’échéance, mais pour combien de temps?
Source
Le monde illustré du 30 décembre 1899


