Fin XIXème siècle. Le côté insolite des premières automobiles

Le côté insolite des premières automobiles au XIXème siècle

HISTOIRE
Bien que les premiers véhicules à moteur à Vapeur ont été inventé au XVIIème siècle, il aura fallu attendre la fin du XIXème pour voir les automobiles essayaient de circuler parmi les attelages à chevaux. Comme probablement dans de nombreuses grandes villes du monde, Paris avait beaucoup d’avance sur la province  sur ce nouveau  moyen de transport.

Nous allons voir ici le côté insolite sur ce nouveau  moyen de transport: L'automobile

La chasse aux chauffeurs en 1900

L’exposition universelle de 1900 était commencé depuis peu et une directive fut prise à l’égard des chauffeurs
Extrait du journal « La vie au grand air » du 13 mai 1900  
Le conducteur à son mécanicien:  » Diable! Diable! Qu’est-ce qu’il y a là bas au coin de l’avenue. 
Qu’est-ce que c’est que ces deux cyclistes à mine peu catholique? 
Est-ce qu’ils ont un uniforme?…. Oui, monsieur, il y  en a deux, qui sont à 20 m derrière nous, à bicyclette. 
Ils nous crient quelque chose.  Ne vous retournez pas! N’ayez pas l’air de les avoir vus….. »

En 1846, un article dans un journal donnait des chiffres sur la circulation des voitures dans Paris.
Il circule , chaque jour dans Paris, 201 054 personnes dans 28 000 voitures particulières ou  voitures publiques.
Mais à l’époque la voiture désignait les fiacres, les omnibus, les diligences, les cabriolets tiraient par les chevaux

Un peu d'humour La circulation des voitures dans Paris en 1846

Le côté insolite des premières automobiles au XIXème siècle

La première caravane

La première caravane. Roulotte automobile
En 1898, les promeneurs pouvaient apercevoir dans les allées du bois de Boulogne cette étrange roulotte automobile à la vitesse de 12 à 13km/h.
12m de long sur 3 à 4m de haut remorquée par une automobile De Dion de 30 chevaux

La roulotte automobile

La vie au grand air

Concours de fiacres automobiles à Paris en 1898

Article du journal « La vie au grand air » du 15 juin 1898
L’épreuve liée au transport parisien permettait de déterminer le prix de revient de la journée d’un fiacre sur un parcours minimum de 60km.
Sur le confort et la maniabilité de la voiture.
Sur la fréquence du ravitaillement, l’importance et la facilité des réparations.
Le concours concernaient les voitures à 2, 4 et 6 places, couvertes, découvertes, avce galerie bagages ou pas.
Après 12 jours de pérégrination dans la capitale et ses environs, les essais satisfaisants ont prouvé que les fiacres automobiles étaient aptes à assurer un service régulier.

Noce en automobile électrique en 1899

Un cortège de noce peu ordinaire. Il ne se composait en effet que de voitures électriques y compris le coupé des mariés
Source: Le journal  » La vie au grand air » 5-11-1899

Automobile electrique à l'exposition 1898

Anecdote 1: « le fiacre N°13 a eu le mérite de parcourir 105 km sans avoir à recharger ses accumulateurs »
Anecdote 2: « Le véhicule Krieger: Poids 1 300 kg, poids des batteries 450 kg, trajet parcouru 100 km avec 5 passagers, vitesse 20km/h »
Source Le Figaro du 17 juin 1898  

ARTICLE DU SITE

Exposition automobile de 1898 à Paris

Aux jardins des Tuileries

Comment devenir chauffeur en 1899

Comment devenir chauffeur

La vie au grand air page7

Extrait du journal « La vie au grand air »
« Pour être chauffeur, il ne suffit pas de posséder une automobile, il faut apprendre à la conduire et à la soigner.
Endossons la blouse, la cotte et le bourgeron, car le métier est salissant, et acheminons-nous dans un atelier.
Mon professeur m’explique : voici les brûleurs, on les allume avec une goutte d’alcool, puis on les met à l’essence. Voici la lampe qui les alimente.
Savez-vous la remplir?….. »

Voilà pourquoi beaucoup de propriétaires d’automobiles avaient un mécanicien, les pannes étaient fréquentes
Ces automobiles étaient très chères et donc réservées à une clientèle riche.

Exposition universelle de Paris en 1900

SCENE DEVANT L’ENTREE DE l’ANNEXE DE L’EXPOSITION A VINCENNES
Jamais de mémoire de chauffeur, on avait vu autant de voitures automobiles qu’on en vit réunies dimanche dernier à la fête de Vincennes.
On peut évaluer à 300 le nombre de véhicules de tous genres qui s’alignaient le long de l’avenue Daumesnil.
Source : La vie au grand air du 27-05-1900

Paris- Brest-Paris. 1891 La Peugeot Type3

En septembre 1891, la Peugeot Type 3, menée par l’ingénieur Rigoulot et le chef mécanicien Doriot, tous deux employés de Peugeot, se lancent sur la course cycliste Paris-Brest-Paris, première du nom. Seule voiture à pétrole de l’épreuve, les deux hommes s’élancent le 08 septembre (deux jours après les cyclistes), elle parcourt 200km le premier jour, 160 le lendemain. En arrivant près de Morlaix, la voiture perd 24 heures en raison d’un pignon de boite de vitesses défaillant qu’un cordonnier répara. La Type 2 arrive à Brest le 12 septembre. Le retour sur Paris se fera avec moins d’encombres.
Pour ce trajet le plus long réalisé en automobile, Peugeot avait mis en œuvre des points-relais tous les 60km pour ravitailler la voiture en bidons de pétrole.
Au-delà du simple Paris-Brest-Paris, la Peugeot Type 3 venait de l’usine de Valentigney près de Sochaux, et y revient après la course, soit un total de 2.045 km parcourut à la moyenne de 14,7 km/h.

Les véhicules électriques des sapeurs pompiers de Paris en 1900

Source L’illustraion 25 août 1900
En Août à l’occasion du Congrès international à Vincennes, les pompiers ont pu faire des démonstrations du matériel qu’ils utilisent dans la capitale depuis quelques mois.
Ces manoeuvres avaient recueilli un grand enthousiasme auprès de leurs collègues de province et de l’étranger

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